
Le quotidien francophone libanais L’Orient-Le Jour consacre une chronique au récital donné par Dominique Salloum à l’église Saint-Maron de Gemmayzé, à Beyrouth.
Le programme, entièrement dédié à Chopin, s’articulait autour du thème de l’exil, un fil conducteur qui résonne profondément avec le parcours du pianiste franco-libanais.
Un Chopin sans concession
Le critique souligne la maturité et la justesse de l’interprétation : un jeu vigoureux, sans mièvrerie ni sentimentalisme, porté par une vélocité maîtrisée et un sens aigu du phrasé.
Les mazurkas sont décrites comme des moments d’une tendresse et d’une poésie intimistes, tandis que les trois ballades révèlent les audaces harmoniques de Chopin, celles qui annoncent Liszt et Wagner. La Polonaise n°2 et les deux Nocturnes en clôture sont salués pour leur raffinement et leur respiration naturelle.
Un rappel entre deux cultures
En rappel, Dominique Salloum a interprété l’une de ses propres compositions : un trio pour chant, violon et piano sur un texte de Khalil Gibran, aux côtés de la soprano Marianne Saïd et du violoniste Ramzy Kandalaft.
Le critique conclut en empruntant la formule de Robert Schumann à propos des mazurkas de Chopin, des « canons cachés sous des fleurs », et l’applique au jeu de Dominique Salloum.